Alteo contre-attaque et parle de désinformation. Vous en pensez quoi ?

Marseille – Gardanne

x870x489_img_2122.jpg.pagespeed.ic.arJIoHajmoUn rassemblement à 14 h est prévu samedi 30 janvier devant la Préfecture de Marseille à l’initiative de Collectifs Littoral et des Sea Shepherd pour dénoncer le rejet de matières chimiques en mer et pour mettre en lumière la pollution déjà existante.

Contactée hier, la société Alteo réagit aujourd’hui dans un communiqué de presse confirmant l’arrêt des boues rouges en mer depuis le 1er janvier, fait non contesté par les collectifs « anti-boues rouges ».

Voici le communiqué de la société Alteo :

« Alteo déplore la campagne de désinformation visant à contester le maintien de l’activité industrielle de l’usine de Gardanne (…)Le nouveau procédé du site d’exploitation de Gardanne aboutit à la réduction du flux de métaux rejeté de plus de 99 % et constitue en cela une amélioration environnementale et industrielle majeure.

Son autorisation a donné lieu à une procédure de consultation publique qui a permis à toutes les parties prenantes de largement s’exprimer depuis plus de 18 mois. Les instances qui se sont prononcées sur le dossier ont tout émis un avis favorable : l’autorité environnementale, le conseil d’administration du Parc National des Calanques, la commission d’enquête publique, le comité départemental de l’environnement et des risques sanitaires (Coderst) et le conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT). C’est sur la base des expertises réalisées et des avis rendus que le Préfet a autorisé la poursuite de l’exploitation dans des proportions fortement modifiées. L’arrêté prévoit en outre un suivi renforcé notamment par la création d’un comité de suivi du site et d’une commission de surveillance et d’information sur le rejet marin.

L’arrêté prescrit également la poursuite de l’amélioration de la qualité des rejets liquides résiduels afin de les rendre conforme aux normes en vigueur d’ici au 31 décembre 2021 au plus tard.

Alteo s’est résolumé engagé dans cette voie et travaille en parallèle sur l’optimisation des procédés installés et sur la recherche de solutions complémentaires avec des spécialistes du traitement de l’eau. C’est ce type de coopération constructive qui permettra de trouver des solutions pour l’avenir ».

Nous contacterons à nouveau la société Alteo pour connaître la composition chimique des résidus rejetés en mer ainsi que leur quantité. Des éléments qui ne sont pas donnés précisément dans le communiqué même s’il met en avant que toutes les institutions ont validé la poursuite de l’activité. Nous attendons aussi vos réactions.

 

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