Le jardin partagé du Refuge : encore un peu embourbé

Marseille – Panier

par Guillaume Aledo et Eléonore Cadd

Allez on y croit, on y croit en ce jardin partagé du Panier. En contrebas de la place du Refuge, le terrain qui fait office de poubelle à ciel ouvert deviendra un jour lieu de civilisation, d’ouverture à dame nature, pour que nos enfants privés de vert, puissent en voir, en cultiver. Le projet, soutenu par Lisette Narducci a pris du retard. Une réunion a eu lieu la semaine dernière afin de mobiliser les habitants, les associations, bref les gens susceptibles de le faire vivre, ce lieu.

Réunion du 4 mai…
Les habitants du quartier se sont réunis au centre social Baussenque pour prendre une décision : quoi faire de ce terrain abandonné ?  Les participants souhaitaient obtenir davantage d’informations concrètes sur le projet et son calendrier. Il s’agissait aussi de lancer la concertation en sondant les habitants concernant un positionnement du collectif.

Rémi Duthérage, de la Maison pour Tous

Au travail …
Une voix citoyenne à laquelle Rémi Duthérage, président la Maison Pour Tous Joliette, souhaite donner un projet précis. Une trentaine d’habitants du Panier et des post-it pour exprimer leurs idées. Trois couleurs pour trois questions : qu’est-ce que ça sera, pour qui, et qui s’en occupera ? Une forme de débat qui trouve vite des contestataires. «Avec cette méthode, on n’apporte pas de réponse, on n’avance pas et au final, le terrain reste ce qu’il est» dénonce un commerçant du quartier. Une ambiance houleuse, que Rémi essaye de ramener vers le débat. «On ne présente pas le projet, on est là pour réfléchir, en tant que citoyens, à quoi faire de cet espace».

À la première question, il n’y a pas vraiment de débat : pour les habitants du Panier, ça doit être un jardin partagé, pédagogique et bio. Ce nouveau jardin, il sera destiné aux enfants des écoles du quartier, et aux habitants. La troisième question divise l’assemblée citoyenne. Deux propositions s’opposent : une gestion par une association déjà existante, ou par un collectif d’habitants. Le collectif d’habitants a un petit avantage mais pour certains, l’idée de monter une structure indépendante et toutes les démarches que cela implique, semble compliquée… «C’est dommage, on organise des réunions et ça n’avance pas plus que ça» s’impatiente Jean-Louis, le cantonnier.

La discussion s’est arrêtée assez longuement sur la question de la clôture. Le collectif s’orienterait volontiers sur une clôture très basse, juste suffisante pour empêcher les chiens de passer, a contrario de l’avis de de l’Architecte des Bâtiments de France… 1,50 m, qui, selon lui, n’empêcherait pas les dégradations, qui ne pourraient être limitées que par un fort respect des lieux par les habitants.

L’idée de visiter un autre jardin partagé pour en prendre de la graine (celui de la Viste peut-être) a été évoquée.

Bilan de la réunion : un jardin partagé, pédagogique pour le quartier et les enfants, géré par un collectif d’habitants. Reste à savoir qui fait quoi. L’organisation d’une nouvelle réunion le 19 mai à 18 heures, même lieu, devrait faire avancer les choses. La présence de Lisette Narducci (maire de secteur) est très attendue. A suivre…

 

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