Les jeantlemen photographes de Bonneveine

Marseille – Canebière/Bonneveine

par Antony Pontet

Jean-Paul Cotte et Jean-Claude Sanchez sur la Canebière

Jean-Paul Cotte et Jean-Claude Sanchez sur la Canebière

Je suis allé à la rencontre de 2 personnages qui ont en point commun la passion de la photo et le prénom : Jean-Claude et Jean-Paul. Ils ont créé un atelier photo « Les ateliers des deux Jean »  à la Maison pour Tous de Bonneveine et ça cartonne. Des photographes (amateurs et professionnels) de toute la France se fient au bouche à oreille et viennent tenter l’aventure marseillaise ! Mais pourquoi donc ? Parce que nos marseillais se revendiquent simples, concrets, et transmettent toutes les astuces pour faire des photos qualité studio sans studio, avec peu de matos. Si vous n’avez pas les moyens d’embaucher tout un staff (maquilleur, techniciens etc) pour faire des photos de type Harcourt, la solution des 2 Jean est peut-être la bonne. Hop pop pop ! Ces autodidactes ont plus d’un tour dans leur sac. Une chose est sûre, les 2 Jean n’en reviennent toujours pas !

Pour Jean-Claude Sanchez, ancien ingénieur, c’est carrément une 2ème vie qui démarre à 72 ans ! Passionné dès son enfance, c’est à la retraite que sa carrière de photographe s’amorce. Jean Paul Cotte, lui, pratique la photo depuis 5 ans. Cet infirmier en exercice a rencontré son acolyte à la Maison Pour Tous de Bonneveine. Depuis un an, ils  y animent ce fameux atelier.

Leurs expériences contrastées leur permettent d’enseigner à tous, professionnels comme amateurs et débutants.

« Je veux proposer des formations auxquelles nous n’avons pas eu accès », explique Jean Paul. Ayant appris sur le tas en quelques années, il crée rapidement son propre univers au fil des pellicules. Abordant parfois des thèmes complexes. Ce qu’il aime avant tout c’est créer des photos de type studio. Son plaisir à l’atelier est de transmettre.

Jean-Claude Sanchez expose de plus en plus (Marseille, Paris, à l’étranger aussi).  Ce grand modeste au regard pourtant sûr est encore surpris par ce succès si tardif. Il aime photographier les gens, notamment les danseuses. Son travail de la lumière les sublime. Tout a commencé par une rencontre à Paris en mai 68, où il rencontre son idole Jeanloup Sieff (photographe de portraits, nus et comédiens). Sieff lui parle du travail de la lumière (il en utilise une seule) et de son intérêt pour la photographie de danse. Des décennies plus tard et à l’heure de la retraite, Jean-Claude se met en tête de photographier des danseurs. Mais pas facile quand on est pas pro. A force d’insister, ses clichés sont remarqués par une Cie de danse qui décide de lui confier toutes ses photos. Puis sa réputation se fait peu à peu. Il devient photographe.

« Tout le monde ne peut pas être grand photographe, mais peut devenir un photographe honnête », explique Jean Claude. « Le premier appareil c’est l’œil, nous sommes là pour ôter le cache et montrer aux participants que le matériel ne fait pas tout », poursuit-il. Jean-Claude est un adepte de la simplification. Il n’emploie très souvent qu’une seule et unique source avec laquelle il apprend à jongler aux participants de l’atelier.

Les cours ont lieux en studio essentiellement et s’articulent autour de 2 points majeurs. L’apprentissage commence par la lecture et l’utilisation de la lumière, pour cela l’atelier dispose de flashs et de projecteurs en tous genre. Jean-Claude et Jean-Paul vous montreront les techniques simples pour faire du bon boulot. Le second point est axé sur la composition des photos. Vous apprendrez le placements des modèles, le portrait et la base des retouches et transformations photos.

La formation propose également des ateliers libres en fonction des envies des élèves et l’introduction au stombisme (flash spécial). Les étudiants exposeront leur travail à l’ESDAC à Aix-en-Provence du 4 au 11 juillet prochain.

Pour en savoir plus sur les dates d’ateliers, contact sur Facebook  Les Ateliers des 2 Jean

Sessions de 120 à 200 € environ.

Leurs photos

 

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