Urgence sans-abris : un rassemblement vendredi

Marseille – Mairie Centrale (Vieux-Port)
Marseille sans abris

Un homme qui dort en centre d’urgence, Complètement à la dérive, situation dramatique …

Un collectif a décidé de lancer un appel aux marseillais afin de faire bouger les choses en faveur des sans-abris. Il parle sans couleur politique, ni au nom d’aucune association. Par contre, cette poignée de personnes a envie de donner la parole à ceux qui ne l’ont plus. Parce que tous les SDF ne choisissent pas d’être dans la rue. A ces gens qui qui meurent le plus souvent dans l’indifférence parce que nous ne savons pas comment réagir.  Pour mobiliser l’opinion et obtenir une première réponse des élus, rendez-vous est donné vendredi dès 16 h devant la Mairie Centrale de Marseille pour « un rassemblement citoyen ».

J’ai retrouvé le nombre de SDF morts en 2013 en France : au moins 453 dont l’âge moyen n’excède pas 50 ans, alors que l’espérance de vie en France est de 81,5 ans. Un chiffre repris par Le Monde donné par un collectif parisien Les Morts de la rue.
Déborah, notre marseillaise m’explique qu’elle agit en tant que citoyenne et espère être entendue par les pouvoirs publics en organisant ce rassemblement. Elle a déjà fait des maraudes et connaît les gens qui vivent dans la rue. « Les sans-abris ne vont pas dans les centres car ils se retrouvent avec des gens violents, ils ont peur. Il y a urgence notamment pour les plus âgés et pour les plus malades d’entre eux. Le mouvement du 29 janvier a pour objectif de rassembler un maximum de citoyens, indignés par tant de situations dramatiques. Nous resterons sur place jusqu’à l’obtention d’une vraie solution d’hébergement car nous en sommes certains : la solution est dans le logement.
Marseille sans abris

Bernard presque 60 ans, malade il sort de l’hôpital, il a arrêté de boire mais il dort sur le trottoir …

bernard 4

Pierrot 55 ans, très gentil ! il n’a d’autre choix que d’aller en centre mais il s’en échappe car il ne supporte pas la violence qui y règne .. il dort à nouveau dans la rue et a attrapé une maladie de peau, complément à la dérive aussi….très amaigri

Nous demandons la libération d’appartements, d’immeubles vides … afin d’y placer les plus vulnérables. A 60 ans, il n’est plus question pour eux de se réinsérer par le travail, ni d’aller en centre se faire voler, agresser (ces centres sont difficiles quelque soit l’âge). Résultat : ils n’y vont pas et meurent dans le rue. Il faut en urgence un vrai accompagnement et des solutions individuelles.

Avec tous les bénévoles qui font des maraudes, Déborah espère lancer un vrai accompagnement vers le logement et appelle toutes les bonnes volontés pour mener ce combat. « Non plus pour leur donner du café et des couvertures dans la rue, mais pour les accompagner dans un lieu de vie humain, vers une vie qui en soit une ».

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