Panier : « on demande plus de sécurité et de respect »

Marseille – Panier

Panier rue des Cordelles

Dominique Juan et Antoinette Colomb espère retrouver un peu de sérénité…

Il est mignon le quartier du Panier. Il est typique, bobo, historique, artistique etc mais pas que… Ces derniers mois, j’ai entendu plusieurs habitants se plaindre de désagréments non négligeables : vols, menaces, insultes, tapage nocturne, trafic. Aujourd’hui, j’ai rencontré deux habitantes qui ont décidé de faire bouger les choses, afin de mieux vivre tout simplement.

Antoinette, on lui raconte pas. Ça fait 63 ans qu’elle habite le quartier. Vous l’aurez sûrement croisé. C’est la mère chats du Panier. Mais aujourd’hui elle est remontée et s’estime, avec Dominique Juan, témoins et victimes d’une vie de quartier un peu glauque. Dominique habite le Panier depuis 4 ans. C’est elle qui est à l’origine de la végétalisation des rues. Son collectif « Jardinons au Panier » compte plus de 200 membres. Elle est donc dans une idée de valorisation du quartier. Seulement voilà, rue des Cordelles, rue du Timon et Traverse Bon Jésus leur font vivre un enfer…

Antoinette : « On a des voiture brûlées, du bruit (on ne dort plus), des courses de scooter, des menaces quand on se plaint, des plantes abîmées, des détritus à ramasser sans arrêt et malgré nos appels à la Police, des dépôts de plaintes, rien ne change. On ne semble pas prioritaires. J’ai prévenu Madame Narducci, maire de secteur et déposé une pétition mais ma démarche reste vaine… On m’a parlé de caméras, j’ attends de voir si elles seront posées en janvier prochain ».  Antoinette voudrait plus de rondes policières le soir dès maintenant. « Beaucoup d’habitants se plaignent mais n’osent pas aller plus loin ».

Dominique : « J’ai une envie commune à celle d’Antoinette relative à la vie plus tranquille dans nos rues mais les caméras et la police ne font pas partis de mes vœux. Je souhaite une prise de conscience des habitants surtout ».

Les deux femmes souhaite l’intervention du CIQ (comité de quartier en lien avec la mairie). « Pour nous, il en va de l’avenir du quartier. Qu’il y ait plus de solidarité entre voisins afin que chacun puisse vivre paisiblement. Peut-être faire une charte ? »  Les deux femmes sont visiblement soucieuses même si Antoinette ne dit ne pas avoir peur. « J’ai même écris au ministre de l’Intérieur pour lui expliquer notre quotidien » explique Antoinette. « Dans le passé, le quartier n’était pas tout « blanc », mais il y avait du respect et notamment envers les femmes. Maintenant, on se fait insulter… On veut juste revivre ensemble, avec quiétude et respect ».

Panier rue des Cordelles

Panier rue des Cordelles

 

 

 

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