Recyclop : les mégots peuvent avoir une 2ème vie

Marseille – Vieux Port

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Abdes Bengorine

Abdes Bengorine fait partie  de ceux qui ont envie que les choses bougent positivement à Marseille en matière d’environnement et de propreté urbaine. Je l’ai croisé à la dernière collecte de déchets organisée sur la Canebière par le collectif d’Edmund Platt. Son cheval de bataille à Abdes, ce sont les mégots. Va savoir pourquoi… « Tout petit déjà, j’avais l’esprit « collecte-recyclage », avec mes copains on se fabriquait des vélos à partir de pièces trouvées dans les déchetteries etc… Puis lors de vacances en Espagne, j’ai constaté que les plages étaient truffées de mégots. Moi qui suis pourtant fumeur, j’ai trouvé ça incroyable. C’était choquant de les voir, choquant de savoir que les enfants les ramassaient, bref pour moi c’était comme une prise de conscience. Ensuite, j’ai réalisé des recherches sur internet et j’ai été alarmé par l’impact négatif de ces mégots sur la planète ».

Le cendrier d’appoint avec des boites à pelloches recyclées

Il faut savoir qu’un mégot pollue à lui seul 500 litres d’eau. Les mégots constituent 40 % des déchets marins. Il faut entre 7 et 12 ans pour qu’un mégot se détruise et quand on sait les quantités astronomiques de mégots qui finissent dans la nature, on peut s’interroger sur ce que l’on peut faire pour stopper ce fléau. Abdes a donc créé une association, Recyclop, qui comme son nom l’indique a pour ambition de donner une seconde vie aux mégots. « Pour le moment, nous stockons les mégots collectés. On est en lien avec TerraCycle à Paris qui s’occupe des débouchés : les mégots transformés peuvent servir dans le bâtiment. On sait qu’au Brésil, des sociétés en font du papier. Il y a aussi les Coréens qui en tirent du carbone qui servira à fabriquer des batteries d’ordinateurs, de téléphones. C’est beaucoup moins polluant que le lithium par exemple ».

Pauvre nature des villes...

Pauvre nature des villes…

Actuellement Recyclop organise des liens en France et dans le monde pour créer une vraie filière. « On cherche aussi en local à sensibiliser les fumeurs pour qu’ils arrêtent de jeter leurs mégots ailleurs que dans les cendriers. On incite les bars, les restaurateurs à trouver des solutions. Pour eux aussi, c’est une pollution…  Au Japon par exemple, les gens ne peuvent fumer dans la rue que près d’une poubelle. Sinon c’est interdit... » Alors si vous êtes fumeur et que vous « entendez « ce discours, Abdes vous encourage à collecter vos mégots dans la journée en les stockant par exemple dans une petite boite à pellicules photo (il peut vous en fournir). En mettant une capsule métallique de boisson, au fond, vous avez un cendrier d’appoint « testé et approuvé »… Abdes vous invite à participer en suivant sa page Facebook (Recyclop un oeil sur la planète), à éventuellement sponsoriser son action (pour les entreprises qui s’impliquent dans l’action environnementale). Il recherche aussi des bénévoles et des idées d’inventeurs pour trouver des solutions et des emplois durables…

Contact Recyclop 06 41 34 03 26

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