Vatrouchka ou Borchtch au Dimitri ?

Marseille – Noailles

Le borchtch, une soupe traditionnelle à découvrir

Vatrouchka ou Borchtch ? Non je ne me mets pas à parler Ch’ti mais m’apprête à décoller pour Moscou et à déguster un boeuf Stroganoff. Avec un a-priori assez peu favorable finalement. Manger russe ? Ce n’est pas un réflexe, il faut bien le dire. Mais je ne sais pas vous… mais moi, j’aime découvrir de nouvelles saveurs.

J’avais noté l’existence du Dimitri dans la rue Méolan et du Père Blaize (à côté de l’herboristerie). Je suis allée à la rencontre du restaurateur, Hervé Panzer, sans une grosse prise de risque, sachant qu’il s’agissait d’un restaurant mythique de Marseille, en marche depuis 3 générations, ouvert en 1949. Mais comment peut-on tenir si longtemps et surtout survivre aux travaux du tram ?!

Hervé Panzer

Premier élément avec une bonne cuisine, exit les a-priori. La cuisine russe réserve de belles surprises. Le savoir-faire et la qualité sont au rendez-vous indiscutablement. Le dépaysement est assuré à deux pas de la Canebière. La salle de 25 couverts peut être étiquetée ainsi :  « du charme avec un côté désuet avec ses poupées russe, ses tissus brodés et colorés, la musique slave et tzigane qui nous plonge hors du temps et de Marseille... »

Pelmeny : des ravioles de boeuf légèrement fumé, rien à voir avec l'Italie

Pelmeny : des ravioles de boeuf légèrement fumé, rien à voir avec l’Italie

Du boulot ensuite et de la souplesse ! Le chef ne compte pas ses heures pour faire vivre le restaurant et le côté traiteur, avec la préparation des plats (de l’Est et français pour cette activité) et la livraison à domicile, dans les entreprises ou pour des fêtes (mariages, anniversaires).

Depuis peu, Hervé s’est lancé dans la préparation de produits fait-maison comme le foie gras mi-cuit, la saumon gravlax, des blinis… Une façon de satisfaire une clientèle qui souhaite se faire plaisir notamment pour les fêtes avec des produits préparés par un chef.

Respect de la tradition et des bons produits

La tradition, c’est ronron me direz-vous ? Pas forcément.  « Depuis peu, j’aromatise moi-même les vodkas qui accompagnent souvent le repas, une touche personnelle selon les plats (avec du cumin, du citron etc), qui apporte des saveurs supplémentaires. La vodka est à la base conçue comme un alcool neutre » explique le chef.

Hervé Panzer a fait ses preuves dans d’autres lieux avant de reprendre les rennes du Dimitri. Tout minot, il avait évidemment baigné dans l’atmosphère de cette cuisine aux accents russes et hongrois (origines de la famille).

Maintenant que le tram est achevé, le Dimitri espère bien revenir au bon souvenir des marseillais et faire découvrir les Tokany et autres pelmeny à la sibérienne, zakouski, katelettes, pojarski, sandre chachlick, poivrons à la hongroise… La concurrence est rude mais les petits restaurants (par la taille) avec un bon savoir-faire, devraient tirer leur épingle du jeu.

Je vous conseille le boeuf Stroganoff.  Les desserts sont franchement bons : à noter le Vatrouchka (gâteau au fromage blanc, citron, raisins secs), le Pavé Dimitri absolument (noix et pavot), le Strudel (aux pommes). Hervé Panzer propose aussi des vins géorgiens, bref de quoi vous emmener les papilles à l’est ! Avec des menus de fêtes dès 25 euros.

Restaurant Dimitri – 6 rue Méolan et du Père Blaize 04 91 54 09 68

Tram 3. Arrêt Cours Saint-Louis

Pour en savoir plus : www.dimitritraiteur.com

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